Le journaliste Pero Luwara est monté au créneau après les déclarations de Willy Bakonga lors de la marche de l’UDPS du 4 mai 2026. Dans une sortie très critique, il accuse le pouvoir de préparer un « coup fourré politique » visant à ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Selon Willy Bakonga, une pétition ayant déjà recueilli plus de 80.000 signatures serait en préparation pour être déposée prochainement au Parlement afin d’exiger un troisième mandat en faveur du chef de l’État. Une annonce qui suscite de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique.
Pour Pero Luwara, cette initiative ne relève nullement d’une volonté populaire spontanée. Le journaliste estime plutôt qu’il s’agit d’une stratégie soigneusement orchestrée par des cercles proches du pouvoir afin de légitimer à l’avance une éventuelle modification du cadre constitutionnel.
Il ne suffit pas de dire : “si le peuple me demande d’assumer un troisième mandat, je l’accepterai”, alors que cette demande est fabriquée par les officines du régime.
dénonce-t-il.
D’après lui, le scénario serait déjà bien ficelé : dépôt de la pétition à l’Assemblée nationale, acceptation publique de la « volonté populaire » par Félix Tshisekedi, puis organisation d’un référendum destiné à ouvrir la voie à une révision constitutionnelle.
Pero Luwara considère cette démarche comme une fraude politique « non équivoque », affirmant que tout est désormais visible aux yeux de l’opinion. Il parle d’un « secret de polichinelle » et accuse le pouvoir de manipuler l’opinion pour maintenir Félix Tshisekedi au-delà des limites prévues par la Constitution.
Alors que le débat sur un éventuel troisième mandat continue d’enflammer la scène politique congolaise, les prises de position se multiplient aussi bien dans le camp présidentiel que dans l’opposition, sur fond de tensions liées à l’avenir institutionnel du pays.



