Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour moderniser les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). En première ligne, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, multiplie les initiatives pour renforcer les capacités opérationnelles de l’armée.
Une offensive diplomatique et stratégique
Après une étape à Paris, le responsable congolais a poursuivi sa tournée stratégique à Ankara, où il a engagé des discussions et mené des visites techniques axées sur l’expertise militaire turque. Cette mission, entamée le 19 avril 2026, vise à diversifier les partenariats de la RDC dans le domaine de la défense.
Immersion dans l’industrie de défense turque
Dès le lendemain, Guy Kabombo a visité plusieurs installations industrielles de défense turques. Sur place, il a évalué les capacités de production d’équipements militaires et analysé les possibilités de coopération concrète. À travers cette démarche, Kinshasa cherche à s’inspirer d’un modèle industriel reconnu, notamment au sein de l’OTAN, dont la Turquie constitue un acteur clé.
Objectif : une armée modernisée et autonome
Le gouvernement congolais inscrit cette mission dans une dynamique de réformes structurelles. Il entend doter le pays d’outils de défense modernisés et poser les bases d’une industrie militaire nationale plus autonome. En misant sur le transfert de compétences, la formation des militaires et l’acquisition d’équipements adaptés, les autorités veulent renforcer durablement la capacité de réponse des FARDC face aux défis sécuritaires.
Vers un partenariat renforcé avec la Turquie
À l’issue de ses échanges et visites, le ministre de la Défense s’est déclaré satisfait du niveau d’expertise observé. Il a réaffirmé la volonté de la RDC de consolider ses relations avec la Turquie, dans une logique de partenariat stratégique.
Cette démarche prolonge les discussions engagées en juillet 2025 entre Guy Kabombo et son homologue turc, Yaşar Güler. En marge d’un salon international de l’industrie de défense à Istanbul, les deux responsables avaient déjà posé les bases d’une coopération renforcée, centrée sur la formation, le transfert de technologies et l’équipement des forces armées congolaises.



